France-Ecosse : la Tartan Army vous connaissez ?

Les Ecossais auraient du faire partie de la fête de l’Euro, mais le chardon s’est fait chipé la place au pire des moments par le trèfle irlandais. Condamné à regarder la compétition à la maison, l’Ecosse n’est pour le moment qu’un sparring-partner de matchs de préparation. Après s’être incliné 1-0 contre l’Italie dimanche dernier, la Tartan Army affronte les Bleus ce soir, en quête d’une équipe-type. Reste à savoir quel est le véritable niveau des Scottish, qui ont toujours causé beaucoup de difficultés aux Français.

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Les dernières rencontres France-Ecosse ne sont pas des bons souvenirs. C’est bien simple depuis la première confrontation en 1930, l’Ecosse a vaincu la France 8 fois en 15 matchs ! Souvent durant des matchs couperets. Ce fut notamment le cas durant les éliminatoires de l’Euro 2008. Par deux fois, le 11 écossais s’était imposé face aux Bleus, grâce à un petit bijou signé James McFadden. Mais comme souvent, l’Ecosse ne s’était pas qualifié. La faute à une équipe qui, depuis le début des années 2000, n’est jamais très loin d’une qualification, mais qui perd des points contre des sélections plus mal classées. C’est le cas notamment pour l’Euro 2016, où les Calédoniens ont perdu contre la Géorgie, laissant ainsi la place de barragiste au voisin irlandais. C’est simple, depuis la Coupe du Monde 1998, la sélection écossaise n’a plus passé la barre des tours préliminaires des grandes compétitions internationales.

Une nation pionnière du football

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Pourtant l’Ecosse est l’une des nations pionnières du football. Le premier match international est d’ailleurs un certain Ecosse-Angleterre, qui a eu lieu le 30 novembre 1872 à Glasgow. Malheureusement, sur la scène internationale, le chardon manque de piquant. Même durant l’époque dorée de 1974 à 1990, où l’Ecosse participe à toutes les Coupes du Monde, la sélection nationale ne passe pas le cap du 1er tour. Et cela malgré le talent de de Kenny Dalglish et de l’un des mentors de Sir Alex Ferguson, le sélectionneur Jock Stein.

La relève interviendra durant les 90s, avec des qualifications pour les Coupes du Monde 90 et 98 ainsi que pour les Euros 92 et 96. L’apogée de la dernière grande génération des Bleus et Blancs tirera sa révérence en France, en 1998. Jim Leighton, Ally McCoist, John Collins et consorts seront sortis par la petite porte durant cette Coupe du Monde. Une cinglante défaite 3-0 face au Maroc de Mustapha Hadji et 1 seul point glané face à la Norvège, voilà de quoi laisser de mauvais souvenirs du séjour en France.

Une jeune génération dans les années 2000 mal exploitée

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Les accros de Football Manager s’en souviendront forcément, mais la nouvelle génération écossaise était prometteuse durant les années 2000. Malheureusement que cela soit le gardien Craig Gordon, handicapé par les blessures, ou bien les strikers James McFadden, Gary O’Connor ou encore Derek Riordan, aucun n’a réussi à s’imposer hors des landes écossaises. L’exemple Kris Boyd est le plus flagrant. Meilleur buteur du championnat écossais avec 164 buts, les blessures et les expériences avortées à l’étranger n’ont permis à Kris que de disputer 18 matchs en sélection. Il faut dire que depuis l’arrêt Bosman en 1996, la Scottish Premiership, très populaire dans le pays, n’a cessé de régresser, et le niveau de la sélection nationale avec. L’intérêt n’a reposé ces dernières années que dans le Old Firm entre les deux frères ennemis de Glasgow, le Celtic et les Rangers. Les clubs de Glasgow ont d’ailleurs été chacun finaliste de la Coupe UEFA (2003 et 2008). Mais le niveau du championnat a encore chuté  au début des années 2010, lorsque les clubs historiques des Rangers et de Hearts ont déposé le bilan, pour se retrouver en D4 écossaise ! Cela a laissé le champ libre au Celtic, dans une compétition désormais dénuée d’intérêt. Bonus : les Rangers remontent en Premiership cette saison !

Et l’Ecosse aujourd’hui ?

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L’équipe dirigée par Gordon Strachan s’est remise de son élimination à l’Euro, avec 2 victoires en 3 matchs face à la République Tchèque et au Danemark. La sélection écossaise est emmenée par l’emblématique Darren Fletcher, en l’absence du capitaine Scott Brown. Dans un effectif qui évolue majoritairement en Championship, il faudra prendre garde au joueur de Fulham, Ross McCormarck, auteur de 3 saisons consécutives à plus de 20 buts. L’accent devra aussi être mis du côté de Matt Richie, qui a grandement contribué au maintien de Bournemouth cette saison et qui marche bien en sélection (3 buts en 9 matchs). On avait bien envie de vous parler de Steven Fletcher, meilleur buteur de l’Ecosse durant les qualifications avec 7 buts, mais ,son niveau de jeu à l’OM ainsi que ces 6 buts inscrits contre l’îlot rocheux de Gibraltar, nous laisse à penser que son talent de finisseur est largement surcôté. En revanche on s’étonne de la non-sélection de Jordan Rhodes, souvent oublié dans le 11 écossais, alors qu’à 26 ans il vient d’enchaîner 6 saisons à plus de 20 buts de moyenne.

Globalement solide, le 11 écossais évoluera en 4-2-3-1, et malgré un bon gardien (David Marshall), le manque de vitesse et les limites techniques des descendants de William Wallace devrait permettre aux Bleus de rempoter cette bataille.

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Par Kévin Veyssière

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